L'anecdote de Gelson Fernandes à l'ASSE avec Matuidi | OneFootball

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·2 avril 2025

L'anecdote de Gelson Fernandes à l'ASSE avec Matuidi

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Dans une interview accordée à RMC, l'ancien milieu de terrain international suisse raconte une anecdote sur ses débuts dans le Forez en compagnie d'un certain Blaise Matuidi, alors international espoirs français et capable de rivaliser avec Gelson sur le plan physique.

Gelson Fernandes : "Lorsque j'arrive à Saint-Étienne, Blaise Matuidi doit partir à Arsenal. Il était arrivé de Troyes et nous avions un peu le même profil. Damien Comolli avait construit une très belle équipe. Il n'y avait pas que Matuidi, il y avait Dimitri Payet, Béfétimbi Gomis, Josuha Guilavogui, Kevin Mirallas, Loïc Perrin également qui est actuellement le directeur sportif du club, c'était une belle équipe. Blaise n'est finalement pas parti. On s'est retrouvé les deux avec un profil similaire à jouer au même poste ou l'un à côté de l'autre. C'est la première fois que j'avais quelqu'un qui était capable de me suivre lorsqu'on faisait des exercices d'endurance. Je me suis dit : "C'est qui ce mec". D'habitude je termine toujours quatre ou cinq mètres en avance sur tout le monde et là, il y en a un qui me suit. Non seulement sur la longueur mais aussi sur la durée. Nous sommes devenus amis, nous sommes devenus proches. Je n'étais pas victime de l'éclosion de Blaise Matuidi, j'ai été complice et surtout très heureux.Je suis revenu de la Coupe du Monde, on jouait avec une sentinelle. Je voyais que c'était là où il était le plus fort. Après, il a évolué, il a joué en numéro 8 mais c'était un formidable gratteur de ballon. Un formidable récupérateur qui a progressé, qui était tellement intelligent qu'il a pu évoluer par la suite. Je pensais fondamentalement qu'il y en avait un en trop. Il y avait en plus le petit Guilavogui qui arrivait. Je pensais sincèrement et je l'avais dit à Damien Comolli que la meilleure solution, c'était que l'un d'entre nous parte : "étant donné que lui est international espoirs français, si j'ai un conseil à te donner c'est que lui, il reste". J'étais au service du collectif parce que je n'étais pas un joueur avec d'énormes qualités techniques, pas un grand talent mais j'avais un grand sens du sacrifice et du partage. Ça m'a aidé tout au long de ma carrière et les gens avec qui j'ai joué qui ont eu la chance de faire une plus grande carrière que moi, j'en suis très fier et très heureux pour eux."

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