OnzeMondial
·4 avril 2025
OM : l’Aïd-el-Fitr, gros sujet de tension entre De Zerbi et certains joueurs

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·4 avril 2025
La tension est sérieusement montée entre Roberto De Zerbi et son vestiaire après la défaite de l'OM face à Reims. Symbole des tensions, la gestion du jour de fin de ramadan qui a provoqué certains incompréhensions...
À l’OM, la situation semble de plus en plus explosive entre Roberto De Zerbi et une partie de son vestiaire. Déjà fragilisé par une série de mauvais résultats – dont la dernière en date, une lourde défaite face à Reims (3-1) – le coach italien doit désormais gérer une fronde interne dont un des points sensibles s’est cristallisé autour de la célébration de l’Aïd-el-Fitr.
Comme l'explique l'Equipe, dimanche dernier, jour sacré pour de nombreux joueurs de confession musulmane, ces derniers espéraient pouvoir passer du temps en famille pour marquer la fin du Ramadan. Mais au lieu de bénéficier d’un temps de repos, les joueurs ont été convoqués à la Commanderie pour une longue séance d’analyse vidéo du match Toulouse-Brest, qui s’est prolongée jusqu’à 20h30. Certains membres du groupe ont très mal vécu cette décision.
Plus que l’absence de repos, c’est le manque de considération pour un moment spirituellement et émotionnellement fort qui a heurté. Le ressentiment est d’autant plus fort que De Zerbi aurait déclaré, lors d’un échange glacial : « Moi, je ne vois jamais ma famille. Donc, vous n’allez pas voir les vôtres non plus. » Ce à quoi un joueur aurait rétorqué en privé : « Sauf que pour lui, c’est un choix. »
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un climat général de défiance vis-à-vis du management de De Zerbi, jugé trop émotionnel et parfois blessant. Certaines remarques du coach, notamment à l’égard de joueurs comme Pol Lirola, ont laissé des traces. L’Aïd n’aura été que le point culminant d’un malaise latent.
Lundi, la situation a failli dégénérer. Après avoir reproché aux joueurs d’être « trop souriants » à la cantine, De Zerbi a annoncé qu’il ne dirigerait pas la séance d’entraînement, qu’il laissait à ses adjoints. Le vestiaire aurait alors rétorqué : « On n’ira pas sur le terrain alors. » Il a fallu une intervention musclée de Mehdi Benatia pour éviter un boycott total de la séance. Entre incompréhensions culturelles, frustrations personnelles et résultats en berne, le vestiaire marseillais est au bord de l’implosion.
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