Lucarne Opposée
·26 Maret 2025
Coupe du Monde 2026 - Zone AFC : un nouveau qualifié

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·26 Maret 2025
Alors que les Nippons ont validé leur billet comme prévu lors de la journée précédente, d’autres équipes avaient l’opportunité de poinçonner officiellement, ou du moins de faire un grand pas en avant.
Malgré un calendrier copieux, les Qataris ne lâchent pas l’affaire pour la deuxième place. S’ils doivent encore affronter l’Iran et l’Ouzbékistan, il fallait d’abord passer par la case Kirghizistan, pas dégueulasse avec la balle. Ceux-ci font plus que résister et s’offrent quelques occasions face à des Qataris apathiques. Et ce qui devait arriver arriva. Sur un coup-franc que personne ne semble toucher, Kichin ouvre le score en trompant Barsham (1-0, 45e). Mais Suhail remet les deux équipes à égalité sur un corner de Afif peu après l’engagement (1-1, 50e). La joie est cependant de courte durée suite à l’horrible tacle de Lucas Mendes qui laisse les siens à dix. La partie s’embourbe et l’on pense que le score en restera là, mais c’est sans compter sur le pétard de Mischenko qui trompe un Barsham pas impérial (2-1, 82e). Le Qatar boit le calice jusqu’à la lie avec une nouvelle jolie réalisation signée Shukurov (3-1, 90e + 2). Belle victoire des Kirghiz qui zieutent même la quatrième place des Qataris à quatre points et deux matchs abordables à jouer, au contraire de leurs adversaires…
Devant, malgré leur troisième place, les Émiratis ont les cartes en main pour arracher la deuxième aux Ouzbeks. Une victoire à Vientiane face aux protégés de Kim Jong-un leur permettrait de mettre la pression sur les Centrasiatiques avant un duel sanglant en juin. En attendant, il fallait donc se débarrasser d’une équipe limitée mais accrocheuse. Les Faucons pensent avoir fait le plus dur en ouvrant la marque par Lima dès la cinquième. Mais le match est haché et les Nord-Coréens reviennent par Kim Yu-song peu avant la mi-temps (1-1, 43e). Les Émiratis butent sur la défense coréenne et on se dit que sur un coup du sort la poisse pourrait même s’abattre. Mais à la toute dernière minute du temps additionnel, Ramadan sert parfaitement Sultan Adil pour une tête imparable (1-2, 90+8e). Le rêve est encore permis.
Les Iraniens avaient l’opportunité de définitivement distancer leur plus proche poursuivant, des Ouzbeks tenus en échec chez eux à Tachkent. Des Ouzbeks qui balbutient quelque peu leur football, en témoigne leur victoire étriquée face à des Kirghiz réduits à dix. Sur la pelouse du stade Azadi, c’est une autre limonade et les Loups blancs sont souvent dangereux dans la surface iranienne. Sur un centre très mal négocié par la Team Melli, Erkinov se retrouve seul et ouvre facilement la marque (0-1, 16e). Les duels sont âpres mais les Ouzbeks tiennent en mode défense de fer. Ils craquent finalement sur une somptueuse volée de Mehdi Taremi (1-1, 52e), mais reprennent l’avantage dans la foulée sur un coup-franc de Fayzullaev que personne ne touche (1-2, 53e). Le rêve se rapproche pour les Ouzbeks pour qui une victoire suffirait. Mais Taremi, encore lui, est à l’affut d’un centre de Gholizadeh (2-2, 82e). Le score ne bouge plus, l’Iran retrouve la Coupe du Monde. Les Ouzbeks eux, espéraient une victoire des Nord-Coréens à Vientiane face aux Émirats. Raté, tout se jouera dans deux mois…
Nouvelle désillusion pour les Guerriers Taeguk à domicile. Après la piètre prestation face à Oman, la Corée du Sud n’est pas parvenue à se défaire de la Jordanie. Pourtant, elle avait rapidement ouvert le score grâce à Lee Jae-sung sur corner. Mais une erreur de Park Yong-woo combiné à un Jo Hyeon-woo peu inspiré, ont permis aux Jordaniens d’égaliser sur l’une de leur seule occasion. Bien que la prestation globale ait été meilleure, les hommes de Hong Myung-bo ont de nouveau manqué de rythme, de vitesse et d’automatisme. Très peu de progression observée et une équipe qui continue de déjouer devant son public : une seule victoire et trois nuls depuis le début des éliminatoires. La Corée du Sud reste néanmoins en tête du groupe et n’a besoin que d’une victoire pour se qualifier. Mais derrière, tout se resserre.
Revenus du diable Vauvert contre le Koweït, l’Irak avait à cœur de se racheter et de ne pas perdre de terrain sur la Jordanie dans la course au précieux sésame. Les Palestiniens, eux, entretiennent l’infime espoir des barrages, mais tentent surtout veulent faire honneur à la nation. Les deux équipes se rendent coup pour coup mais l’Irak a une arme létale en son sein : Aymen Husseyn. À la réception d’un très beau centre de Bayesh, le bomber dégaine de la tête et laisse Hamadi pantois (0-1, 34e). On se dit que c’est reparti pour les Lions de la Mésopotamie mais c’est au contraire ceux de Canaan qui sortent les crocs. Ils poussent et obtiennent les meilleures occasions de la deuxième mi-temps mais Fahad Talib veille au grain. Jusqu’à la 88e. Adam Kaied centre pour Abou Ali et le buteur d’Al-Ahly remet les deux équipes à égalité (1-1). L’Irak pousse mais encaisse une nouvelle tête, celle de Mahajneh cette fois, qui offre trois points incroyables aux Palestiniens (2-1, 90+8e). Honteuse déconvenue des Irakiens qui ont un très copieux programme lors des deux prochaines journées : la réception de la Corée du Sud et un déplacement en Jordanie.
Et qui voient Oman se rapprocher. Revigorés par leurs matchs nuls respectifs en terrain hostile, Oman et Koweït se retrouvaient avec l’idée de fructifier leur bonne prestation de jeudi. Après une première mi-temps disputée, c’est Al-Sabhi qui ouvre le score pour les visiteurs (0-1, 56e). Un but solitaire mais suffisant pour décrocher trois points importantissimes qui pèseront sûrement dans la balance. Après tout, Oman n’est désormais plus qu’à trois points de la Jordanie, deuxième.
Un match sans autre enjeu que le travail des automatismes pour le Japon. Pour les Saoudiens de Renard, objectif limiter la casse voire arracher une victoire en mode porc-épic. Le siège de la surface saoudienne se révèle infructueuse et le stade de Saitama baille aux corneilles. Rien de croustillant à signaler et les hommes de Renard arrachent un point précieux dans la course à la deuxième place.
L’Australie se déplaçait en Chine quatre jours après une victoire obtenue sans fioritures face à l'Indonésie (5-1), tandis que les Dragons avaient à cœur de se racheter devant leur public après leur déconvenue face à l'Arabie saoudite (1-0) et surtout continuer d’espérer décrocher un accessit vers les barrages. Ce sont les hommes de Tony Popovic qui sont les premiers à s’illustrer et ce de manière précoce. À la sixième minute de jeu sur un centre de Lewis Miller, Martin Boyle manque le cadre pour quelques centimètres. Dix minutes plus tard Jason Geria déborde sur le couloir gauche et effectue une passe à destination de Jackson Irvine, qui voit sa première tentative repoussée sur le fil du rasoir par Li Lei avant d'ajuster tranquillement Wang Dalei. Aux alentours de la demi-heure de jeu, sur un ballon mal dégagé par la défense chinoise, Nishan Velupillay ne se fait pas prier pour doubler la mise pour l’Australie, bien aidé il est vrai par une faute de main bien inconvenante du portier du Shangdong Taishan (2-0, 29ème). La Chine tente de se révolter en fin de premier acte, se montre un peu plus dangereuse en début de seconde période, sans pour autant que les tentatives d’Abduweli Behram ou de Serginho ne parviennent à tromper Mat Ryan. Les Socceroos s’imposent et font la très bonne affaire, prenant seuls la deuxième place avec trois points d'avance sur les Faucons verts qu’ils affronteront en juin prochain. Pour la Chine, l'espoir d'une qualification pour le mondial semble désormais hors d'atteinte. Et quand bien même un passage par le tour de barrages reste possible, le niveau de jeu proposé par la Chine n’est tout simplement pas à la hauteur. Et dans de telles conditions, des victoires contre Bahreïn et l’Indonésie en juin prochain sont vivement recommandées, mais elles relèvent plus de la science-fiction.
Devant la Chine, Kluivert est déjà attendu au tournant. Après le naufrage en terres australiennes, il ne peut se permettre autre chose qu’une victoire à domicile face à Bahreïn. L’armada est de sortie, le stade est comble et paré de tifos magnifiques, il n’y a plus qu’à passer outre des Bahreïnis extrêmement coriaces. Il faut un moment pour que la machine se lance, histoire de tester la résistance adverse. Puis une merveille de passe de Thom Haye trouve la starlette locale Marselino Ferdinan. Celui-ci remet parfaitement pour Romeny au centre qui marque son deuxième but en deux matchs et fait exploser le stade de Jakarta (1-0, 24e). La deuxième période voit cependant les locaux ne rien créer et dangereusement reculer. Ils ne concrétisent pas leurs rares opportunités, Ferdinan et Reinjders envoyant leurs tentatives dans les nuages. Le stress est énorme mais les Indonésiens tiennent. Le coup de sifflet final soulage tout un stade et envoie l’Indonésie à la quatrième place. La deuxième place n’est qu’à quatre points, sur un coup du sort…
Les buts
Langsung