Le Journal du Real
·02 de abril de 2025
Real Madrid – Real Sociedad : ce qu’il faut retenir de la demi-finale retour

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·02 de abril de 2025
Un scénario hitchcockien. Menés au score trois fois au cours de la rencontre, le Real Madrid a attendu la 115e minute pour libérer le Santiago Bernabéu. Une tête, celle d’Antonio Rüdiger, est venue sceller le sort de cette demi-finale retour de Coupe du Roi pleine de renversements.
Malmenés par des Basques en réussite dans le dernier geste, les Merengues ont connu plusieurs passages à vide durant deux heures. Des trous d’air stoppés, une nouvelle fois, par des exploits individuels (Bellingham à la 82e après une chavauchée de Vini) ou, plus rare, par des buts inscrits sur corners (Tchouaméni et Rüdiger). Même si sa porosité défensive a de quoi semer le doute, le succès final du Real Madrid trahit une forme d’habitude. Pour la troisième fois cette saison, le club de Chamartin a remporté un bras de fer disputé en 120 minutes. Si l’équipe est moins forte collectivement que l’an passé, elle n’en est pas moins combative.
Cinquième réalisation en cinq matchs de Copa del Rey. Endrick a choisi sa compétition cette saison et il dessine la campagne 2024-2025 de la Maison Blanche avec toute sa palette. Ce mardi, l’avant-centre brésilien a gratifié le public du Bernabéu d’un piquet instinctif. Aussi fin que malin, ce geste technique a permis de vaincre Remiro à la 30e minute, et de remettre ses coéquipiers dans le bain.
Malgré 24 petites minutes disputées en club en mars, Endrick entame donc le mois d’avril avec une efficacité retrouvée et une confiance décuplée. L’ex-joueur de Palmeiras a déjà fait montre d’un tempérament audacieux cette saison, multipliant les prises d’initiative dès qu’il en a l’occasion. Toujours disponible sur le pré, l’attaquant auriverde n’est jamais du genre à se cacher ; lui qui connaît pourtant sa première expérience à l’étranger à seulement 18 ans. Si le Real Madrid arrache la Coupe du Roi en 2025, il faudra se souvenir du parcours majuscule d’Endrick.
La performance sinusoïdale du Real Madrid illustre, aussi, la soirée cauchemardesque vécue par Eduardo Camavinga et David Alaba. Le premier cité, positionné en tant que latéral, a connu 90 minutes de calvaire tant les Basques semblaient passer facilement dans le couloir gauche. Il n’est pas interdit de penser que la réinstallation de l’ancien Rennais en défense constitue une erreur de Carlo Ancelotti. Fran Garcia, en forme depuis quelques semaines, aurait certainement connu une rencontre moins difficile. Fautif sur le deuxième but de la Sociedad, Camavinga est aussi celui qui a commis la faute précédant la quatrième réalisation basque. Une prestation ratée et une innovation tactique à ne pas rééditer.
Quant à David Alaba, son manque d’assurance a quelque chose d’inéluctable. Depuis sa rupture des ligaments croisés en décembre 2023, l’Autrichien n’a jamais retrouvé la sérénité qui l’habitait en charnière centrale. Mal placé, hésitant balle au pied, timoré dans les airs… L’ancien joueur du Bayern a ajouté la malchance, en provoquant deux buts casquettes, à la myriade de défauts décelés ces dernières semaines. Par sa performance exécrable, Alaba a renforcé aujourd’hui le crédit de la charnière Asencio-Rüdiger, bien que perfectible.
Fait totalement inédit cette saison, le Real Madrid a marqué par deux fois sur corner offensif. D’abord avec Aurélien Tchouaméni (86e), où le Français a mystifié le portier basque d’une tête pleine de conviction, couronnant un match satisfaisant de sa part. Et puis par Antonio Rüdiger (115e), entré en jeu au début des prolongations. Le défenseur allemand a fait d’une pierre deux coups : remettre les Madrilènes en position de qualification et assommer les espoirs basques de l’emporter aux tirs au but.
Ce succès du Real Madrid sur coup de pied arrêté n’est pas dû au hasard. Il résulte d’une prise de conscience du staff technique, désireux d’améliorer le rendement des partenaires de Mbappé dans cet exercice, et d’une assimilation tactique des joueurs, à l’image des combinaisons Rodrygo-Tchouaméni et Güler-Rüdiger. De quoi redonner de l’élan à un groupe parfois désaccordé. Et de l’oxygène à un collectif souvent chloroformé.